04 août 2007
DES PARTENAIRES DE JEU, pour nous c’est quoi ?
Quelqu’un de lointain et proche en même temps. Suffisamment lointain pour préserver son mystère et pour qu’on ait envie de lui, assez proche pour comprendre que nous ne sommes pas là pour répondre à toutes ses sollicitations, tout comme il va de soi qu’il n’est pas là exclusivement pour répondre aux nôtres.
Quelqu’un qui comprenne que rien n’est jamais acquis, que le désir est fluctuant et volatile. Avoir joué ensemble une fois ou plusieurs ne garantit pas de rejouer encore et toujours.
Quelqu’un de franc, qui évite le registre de la culpabilisation, du sentimentalisme et de la flagornerie. Quelqu’un qui sache éviter aux autres la peine de devoir prendre des chemins sinueux pour lui faire comprendre les choses qu’il n’a pas envie d’entendre. Quelqu’un dont les oreilles ne sont pas obstruées par son désir de jouir.
Quelqu’un qui ne cherche pas à se servir des autres pour élargir son cercle de jeu et de connaissances quand on ne l’y a pas, ou pas encore, invité.
Quelqu’un qui ne finisse pas par reprocher aux autres ce qu’il voyait et recherchait à travers eux quand ceci lui est refusé et que, blessé, il leur en impute la faute au lieu de se remettre en question où de se rendre à l’évidence.
Quelqu’un qui ne prétende pas partager les goûts des autres pour essayer de faire le lit des siens. Même habilement, ça se voit. Quelqu’un qui ne discute pas le désir. Quelqu’un qui sache accepter les différences de conception dans ces jeux-là, qui respecte les personnes même après avoir essayé et constaté ces différences chez eux. Ce même respect que nous appliquons à tous les honnêtes gens même si entre nous ça ne colle pas.
Quelqu’une qui apprenne, qui soit curieux, qui ne reste pas figé dans ce qu’il sait déjà en le tenant pour bon et définitif.
Quelqu’un qui dise les choses comme elles sont, tout du moins comme il les ressent. Quelqu’un qui énonce le problème quand il y en a un, pour que nous puissions le dépasser par le dialogue si c’est possible et souhaitable.
Quelqu’un qui comprenne que chacun est là pour sa propre recherche, son propre plaisir où celui de son couple. Quelqu’un qui comprenne que de se fâcher avec lui où avec d’autres, malgré les bons moments passés, n’a aucune sorte d’importance quand le territoire et le désir sont en jeu. Quelqu’un qui ne s’étonne pas que tu le mordes quand il perd ceci de vue. Même sympathiques les chiens mordent, sinon ce sont des grenouilles ou d’autres animaux de mare. Je me suis déjà fait mordre (J.J., pas Alice), à tort et à raison. Quand c’est à raison j’accepte sans me plaindre et sans m’énerver.
Quelqu’un qui partage l’esthétique où l’esprit du truc qui nous fait bander de la bite et du clit. Ici ça n’est pas la vie normale. Au sein du couple c’est tendre, à la périphérie c’est parfois cruel. Si tout était plat, égal, ça perdrait toute valeur. Le jeu n’est pas la démocratie, et ça nous va comme ça.
Nos amis dans le jeu ne sont pas forcément ceux que l’on connaît le mieux mais les plus indépendants, les plus responsables, les moins complaisants envers les autres comme envers eux-mêmes.
Commentaires
J' adhères...
..mais sans coller :P (jeu de mots à 1,5 euros)
ça sent bien le vécu et je le partages à 90%.
en vous souhaitant encore plein de petits camarades de jeux
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